22 janvier 2009
Un rêve
Je ne me souviens quasiment jamais de mes rêves. Et bien ce matin oui. Une assez terrifiante allégorie. Noir. Voix off d'un citadin "mais c'est comment alors de vivre à la campagne, ça doit être fabuleux ?" Une voix calme réponds "oui, comment dire. On a l'impression en regardant la nature, que c'est à perte de vue". Ouverture au noir sur une sorte d'escalier de métro. Lumière anormalement claire. Je m'extirpe de cette étroite sortie pour arriver en haut d'une colline. Je surplombe d'autres collines, des vallées, même des montagnes au loin. Toutes recouvertes d'arbres. On dirait le début de l'automne, les feuilles sont encore partagées entre le vert et l'ocre orangé. Elles se décideront plus tard. Je contemple cela et me répète "à perte de vue...". Je n'ai qu'une idée, aller gambader dans cette verdure. C'est là que je réalise ce qui m'entoure. D'un coté cette sortie de métro bloquant le passage, de l'autre une sorte masse métallique comme celles que l'on trouve au bout des quais de gare sur lesquelles les locomotives viennent se poser. Entre les deux, sur une largeur d'à peine 2 à 3 mètres, des gros câbles électrifiés. Est ce que je sais où est ce que je crains qu'ils le soient, je l'ignore. Je ne veux pas retourner vers l'escalier. Enjamber l'inquiétante masse métallique m'inquiète. Il paraît difficile de se glisser entre les câbles. Le vent se lève. Pas de doute, c'est le début de l'automne, cette lumière, ces couleurs, et maintenant ce vent. Les énormes câbles qui semblaient trop gros et amorphes pour se mouvoir entament une danse effrayante. Ils se dirigent vers moi, se contorsionnent et moi avec. Je me retrouve penché avec un de ces monstres se faufilant derrière mes genoux, l'autre au dessus de mon visage. Ils se rapprochent. Je penche la tête en arrière pour contempler la montagne, essayant d'emporter cette vision avec moi. Ils me touchent. Tout d'abord donc au niveau des jambes. Ils me brûlent. Celui du dessus se colle maintenant contre mon visage, ma nuque, mes épaules. J'en viens dans une étonnante conscience de ce qui m'arrive à me demander à quel point je vais être défiguré, handicapé, végétatif. Cut. Noir. Fin.
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